(ou l'histoire du petit garçon parfait qui faisait plein de bêtises)
Il était un petit garçon parfait qui portait tout plein de blessures. Des blessures affectives. Elle étaient bien lourdes. Pour ne pas avoir à en porter d'avantage plus tard, il décida de se fabriquer une armure anti-coup durs. Une bulle anti-amour. Ce petit garçon qui devait être parfait, se mit alors à faire des bêtises. De très grosses bêtises. Il ignorait que celles-ci lui servaient en réalité à protéger les blessures qu'il portait et qu'il conservait bien au chaud dans sa petite bulle. Elles exprimaient sa colère de ne pas être ce garçon parfait. Il savait néanmoins qu'il ne devait les montrer à personne. Que personne ne sache qu'au fond, ce n'était pas un petit bon homme.
Il était un petit garçon parfait qui portait tout plein de blessures. Des blessures affectives. Elle étaient bien lourdes. Pour ne pas avoir à en porter d'avantage plus tard, il décida de se fabriquer une armure anti-coup durs. Une bulle anti-amour. Ce petit garçon qui devait être parfait, se mit alors à faire des bêtises. De très grosses bêtises. Il ignorait que celles-ci lui servaient en réalité à protéger les blessures qu'il portait et qu'il conservait bien au chaud dans sa petite bulle. Elles exprimaient sa colère de ne pas être ce garçon parfait. Il savait néanmoins qu'il ne devait les montrer à personne. Que personne ne sache qu'au fond, ce n'était pas un petit bon homme.
Ce petit bout d'homme souffrait cependant de devoir porter son gros sac depuis tant de temps. Mais comment faire quand on est un petit garçon parfait ?
Un jour, bien malheureux de voir son dos souffrir sous le poids de tous ses cailloux, il rencontra un autre petit garçon au carrefour de sa vie. Le voyant dans cet état, le deuxième petit garçon, qui était déjà bien plus grand que lui, se dit qu'il serait bien pratique de l'aider à porter son gros colis. Mais le grand garçon ne voyait pas ce qu'il y avait dedans. Et bien non, voyez vous, il y avait une armure.
Soulagé de ne pas avoir à porter seul ses blessures, ils firent un bout de chemin ensemble. Mais le petit garçon refit une bêtise et pris une mauvaise direction. Après quelques pentes abruptes, le grand garçon, lassé des poids qu'il devait également porter (il avait déjà ses propres charges), fit tomber une pierre au sol. Il pensait que le petit garçon la verrait cette pierre, elle était suffisamment grosse pour qu'un enfant la vit. Le petit garçon qui avait toujours le nez en l'air, trébucha sur la grosse pierre. L'armure de bêtises cassa, dévoilant toutes les blessures. Le petit bonhomme fut très en colère après son compagnon qui ne lui avait rien dit. En lui confiant ces quelques cailloux, il avait eu confiance en lui. Le grand garçon ne voulait pas l'accabler encore plus, mais il ne pouvait plus porter toutes les blessures. Des cailloux, quand on en a plein le dos, c'est très lourd croyez-moi !
Le grand garçon lui fit comprendre qu'il aurait fallu les semer bien plus tôt. A quoi bon les garder, si c'est pour se tromper... de route. C'étaient des cailloux du passé et le petit garçon y était attaché. Pas des cailloux à semer.
Le petit bonhomme fut alors très triste. Celui en qui il avait confiance l'avait laissé tomber. Il réalisa alors qu'ils étaient perdus et que s'il avait su semer, cela ne serait jamais arrivé. Personne ne lui avait jamais appris à le faire.
Le grand garçon lui fit comprendre qu'il aurait fallu les semer bien plus tôt. A quoi bon les garder, si c'est pour se tromper... de route. C'étaient des cailloux du passé et le petit garçon y était attaché. Pas des cailloux à semer.
Le petit bonhomme fut alors très triste. Celui en qui il avait confiance l'avait laissé tomber. Il réalisa alors qu'ils étaient perdus et que s'il avait su semer, cela ne serait jamais arrivé. Personne ne lui avait jamais appris à le faire.
- Mais pourquoi n'as-tu pas semé tes propres cailloux toi, Grand garçon ?
- J'en avais moins que toi sur le dos, il fallait que les tiens tombent plus tôt. Nous aurions eût moins mal tous les deux. Mais tu te trompes Petit garçon, c'est sur ma pierre que tu es tombé tête la première. Tu étais tellement préoccupé à regarder en l'air. Tu voulais tellement conserver tes pierres. Tu n'as pas vu que je n'en pouvais plus et tu n'as pas vu que j'avais semé le premier. Regarde en arrière, à présent nous sommes perdus ! Ouvre donc un peu les yeux !
Le petit garçon ouvrit les yeux aussi grands qu'il le pu. Et il vit. Ce petit garçon pas refait. Tout ce chemin parcouru ! Ils ne seraient pas perdus s'il avait su s'aimer. Il fallait s'en retourner, retrouver la bonne route. Ses pierres n'étaient plus d'aucune utilité, il fallait bien l'admettre. Alors le petit garçon commença à les laisser tomber, une par une. Son camarade d'infortune garda quelques unes de ses propres pierres, elles étaient plus légères. Juste au cas où. Si le petit garçon, une nouvelle fois se trompait.

Alors tous deux, Petit garçon et Grand garçon, tournèrent les talons. Ils gardèrent deux trois cailloux. Juste au cas où.
Ce qu'il advint quand ils retrouvèrent le bon chemin ? Je ne le sais pas encore. Peut-être leur restera t-il quelques pierres utiles à leur fidélité. Peut-être auront-ils appris à mieux s'aimer. Peut-être, trop épuisés par ce long périple, décideront-ils de se séparer...
Je leur souhaite de ne plus jamais se perdre et de se fier aux bons cailloux. Juste au cas où...
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